Mon travail oscille entre les deux infinis. Je m’intéresse aux extrêmes et recherche le fragile équilibre entre les deux.  

 

Passionné par la nature humaine, les notions de libre arbitre, de justice, de droits ;  j’oriente mon travail autour de ces thèmes.

 

Pour partie, dans mon travail, je me rapproche de certains grands auteurs de la littérature moderne et contemporaine qui ont été préoccupés par les mêmes sujets.

En retranscrivant certains de leurs écrits intégralement, j’arrive à mieux pénétrer leurs textes, éprouver leur solitude et leurs tourments, et surtout développer mon propre système de pensée.

 

A travers ces exemples, ce sont les recherches sur la complexité de la nature humaine dans son ensemble qui rythme mes journées et mes travaux. Cet exercice patient et solitaire induit une sorte d’extase, une mélancolie dans le sens défini par Victor Hugo (‘’la mélancolie, c’est le bonheur d’être triste’’).

 

Il est aussi un portail vers mon « non-conscient » un peu de la même façon que peut l’être le rêve. Se dégage ainsi un matériau que j’utilise parfois pour réaliser mes œuvres.

 

Je ne me suis jamais attaché à suivre un mode d’expression particulier ni favoriser une technique ou un médium spécifique. Ainsi, quelque soit la forme (installation,  photographies, aplats ou autres) je mets en scène des sujets et des univers auxquels je suis particulièrement sensible. Ces temps ci, je m’exprime aussi en créant des microcosmes qui, par la stricte délimitation de leur espace (la plupart du temps cubique), encouragent le regardeur à la réflexion.

 

Lorsque je traite de sujets graves, de problématiques humaines ou de phénomènes sociétaux, je m’efforce de produire une émotion poétique. Il me semble que l’art contemporain s’épuise parfois dans l’explication de son geste et du signifié qu’il poursuit. Je cherche de mon côté, à ne jamais sacrifier la dimension esthétique et poétique de l’œuvre au profit du concept et réciproquement.

Plus récemment, pas systématiquement, mes productions sont articulées autour d’un triangle équilatéral dont les sommets sont : 1. La réflexion et le concept ; 2.  L’esthétisme et la poésie. 3. La préoccupation éthique et/ou sociale et/ou politique.

 

Friedensreich Hundertwasser disait: « rêver seul, ce n’est qu’un rêve. Rêver ensemble, c’est le début d’une réalité ! ». Mon ambition est de donner réalité à un rêve commun, rassembler autour de l’expression plastique et intellectuelle que je propose de ce rêve.

 

Gérald Foltête.

Crazyhead Experience.

Août 2019

© 2019 Crazyhead Experience / Gérald Foltête

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